C’est avec un pincement au cœur que nous quittons le Yukon. Si sa nature sauvage nous a éblouis, ce sont les gens qui nous ont permis d’apprécier pleinement ce coin de pays. Leur chaleur nous a presque fait oublier le froid qui régnait à Whitehorse. Nous n’oublierons jamais notre séjour là-bas.
7 h. Notre avion décolle pour Vancouver. Beaucoup plus réveillée que nous, Maya veut courir à nouveau dans les allées. Évidemment, elle s’endort au moment où l’avion touche le sol. Une navette nous emmène à Whistler. À cause des travaux routiers (l’imminence des Jeux rend le tronçon Vancouver-Whistler cauchemardesque pour les automobilistes), nous mettons près de trois heures à nous rendre. Heureusement, le chauffeur de Perimeter est particulièrement en forme et nous raconte de nombreuses anecdotes sur la région. J’en retiens que les ours sont tellement nombreux à Whistler que chaque résident a son histoire à leur sujet. Ma préférée : celle du boulanger qui a un jour retrouvé l’un d’eux en train de déguster le fruit de son labeur, assis comme un Bouddha au milieu de la cuisine.
En 2010, les touristes qui se rendront aux Jeux d’hiver de 2010 auront droit à une autoroute plus large et à de nombreux autobus. Si vous visitez le secteur à la fin de 2008, vous pourrez par ailleurs emprunter le nouveau téléphérique qui reliera les sommets de Whistler et de Blackcomb. Imaginez : un trajet de 4,4 kilomètres suspendu entre ciel et terre!
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Notre suite du Village Inn est gigantesque. La déco date un peu, mais il y a suffisamment d’espace ici pour accueillir une armée (bon, une petite, mais tout de même)! Maya s’amuse à monter et descendre les escaliers qui mènent à la chambre, sur la mezzanine. Dans la cuisine, un frigo, une cuisinière, un micro-onde et un lave-vaisselle sont mis à la disposition des visiteurs. Parfait pour économiser quand on séjourne pendant une longue période!
Afin de me mettre dans l’ambiance, je plonge dans la lecture d’une brochure relatant l’histoire du village. J’apprends ainsi que le premier hôtel, le Rainbow Lodge, a ouvert ses portes en 1914. Ayant eu vent de la beauté de la région, ses propriétaires, un jeune couple originaire du Maine, y sont arrivés à cheval trois ans auparavant. Leur établissement est à quelques pas de l’endroit où ils ont planté leur tente pour la première fois. Rapidement, il devient le lieu de prédilection des gens qui visitent les Rocheuses. Au cours des cinquante années qui ont suivi, les touristes se sont faits de plus en plus nombreux, même s’il fallait se rendre là-bas à cheval ou en train.
En 1960, quatre hommes d’affaires mordus de ski se mettent en tête de trouver l’endroit idéal pour les Jeux olympiques de 1968. De fil en aiguille, ils se retrouvent à Whistler. Les jeux n’auront peut-être pas lieu en Colombie-Britannique, mais le développement d’une station de ski permet tout de même d’accueillir un plus grand nombre de sportifs. Au milieu des années 1960, la construction d’une route reliant la municipalité de Squamish à Whistler facilite le transport. En 1965, ce qu’on appelait jusqu’alors le Lac Alta devient officiellement Whistler. L’année suivante, le premier téléphérique et les premiers télésièges et remonte-pentes s’ajoutent aux services offerts. Dans les années 1970, le mont Blackcomb est à son tour aménagé.
Aujourd’hui, Whistler est considéré comme le plus grand domaine de ski en Amérique. Certains vont jusqu’à dire que ses pistes sont supérieures à celles de l’Italie, de la Suisse et de l’Autriche à cause de la grande quantité de neige qui s’y accumule.
L’été, les skieurs et les planchistes prennent d’assaut les pentes de Blackcomb, alors que les cyclistes s’élancent sur les pistes du premier parc de vélo de montagne au monde, créé en 1999. Festivals, shopping (il y a plus de 200 boutiques), randonnée pédestre, musée, restaurants variés, spas… Ce ne sont pas les activités qui manquent dans les parages pendant la belle saison!
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- J’ai vu un ours!
Je pense un instant que l’air des montagnes a rendu mon mari un peu zinzin. Mais non! Photos à l’appui, il me raconte comment la charmante bête est passée sous son télésiège, alors qu’il revenait tranquillement du sommet.
- Et c’était comment là haut?
- Magnifique. Il y a toujours de la neige! Les gens skient et font de la planche à neige. C’est surprenant! Je pense que j’ai pris des photos dans tous les angles possibles…
Le téléférique étant en réparation au moment de notre passage (il est de nouveau fonctionnel, rassurez-vous), Maya et moi sommes sagement restés au village pendant la visite de Joseph au sommet. Nous aurions pu y aller à tour de rôle, mais comme il faut compter une heure pour s’y rendre et une heure pour en revenir (nous ne disposions que de peu de temps), j’ai préféré aller explorer les environs. Et puis, j’avais déjà eu la chance d’apprécier le paysage il y a quelques années. Bien d’accord avec Joseph : la vue est fabuleuse. Les montagnes ont quelque chose de sacré. Rien de tel que de regarder l’horizon de là-haut pour réaliser à quel point nous sommes petits. Cliché, mais tellement vrai!
À mon tour de voir un ours maintenant…
Pour plus d’information :
Vancouver Coast & mountains : www.vcmb.com
Tourism Whistler : www.tourismwhistler.com
Whistler : www.whistler.com
Whislter Blackcomb : www.whistlerblackcomb.com
Perimeter : www.perimeterbus.com
Whistler Village Inn + Suites : www.whistlervillageinnandsuites.com
Merci à Air Canada, à la Commission canadienne du tourisme, à Vancouver Coast & Mountains, à Whistler Village Inn + Suites et à Perimeter grâce à qui ce voyage a été rendu possible.