La première fois que j’ai enfilé un anorak SKOOKUMbrand, j’ai eu la sensation de me glisser dans une deuxième peau tellement il est confortable. Habitant le Nord depuis longtemps, j’ai porté un grand nombre de parkas, mais celle-ci n’était pas le vêtement lourd de l’Arctique auquel je m’attendais. Il n’est pas surprenant que cette création primée de la styliste Megan Waterman, de Dawson City, au Yukon, se retrouve sous les feux des projecteurs aux Jeux d’hiver de 2010. Les délégués du Yukon porteront l’anorak SKOOKUMbrand et ce vêtement convoité sera vendu avec d’autres créations originales du Nord canadien au centre-ville de Vancouver, à la Northern House commanditée par la Nunavut Development Corporation.
En quelques années, Megan Waterman a fait passer son anorak novateur – dont le dessin industriel est enregistré – de son atelier du district aurifère du Klondike aux podiums de mode et aux détaillants des quatre coins du monde. Sa création est un vêtement trois saisons léger à plusieurs épaisseurs. C’est pourquoi l’on peut apercevoir des gens qui portent l’anorak SKOOKUMbrand au sud, dans les rues de Banff, en Alberta, comme dans le Nord, au Nunavut. Au cours des quatre dernières années, on a mis ce vêtement à l’essai sur le terrain dans le cadre des courses de traîneaux de chiens Yukon Quest et Iditarod et du marathon Yukon Arctic Ultra. Sa créatrice vise toutefois un marché bien plus vaste : celui des personnes actives du monde entier.
Pour concevoir cet anorak, Megan Waterman s’est inspirée de l’amauti inuit, une parka traditionnelle portée par les femmes de l’Arctique, dont l’immense capuche sert à porter un enfant. Elle a emprunté à l’amauti des éléments essentiels (le concept d’un vêtement qui s’enfile par-dessus la tête, le tablier festonné et la capuche bordée de fourrure) et les a alliés à des éléments techniques modernes (des tissus qui résistent à l’eau et au vent, le molleton Polartec, les fermetures à glissière YKK et mon préféré, l’incontournable pochette d’iPod).
Mère de deux enfants bien occupée, Megan Waterman ne risque pas de se laisser emporter par la fièvre olympique. Elle se soucie de l’activité croissante de son entreprise de Dawson City, ville au cœur du Klondike où les mineurs ont extrait la majeure partie de l’or qui a suscité la fameuse ruée. Elle puise son inspiration dans la communauté excentrique et artistique qui abrite le Klondike Institute of Arts and Culture, qui organise le populaire Dawson City Music Festival, et qui se trouve à mi-chemin du parcours de la Yukon Quest.