Quand les Jeux d’hiver de 2010 seront terminés en mars, un même sentiment sera commun à tout le monde : la déprime d’après les Jeux. Manque d’énergie et d’adrénaline. Quoi faire à présent?
Eh bien, voici : le Red Bull Crashed Ice – la compétition hivernale mondiale la plus folle, que l’on regarde bouche bée – arrivera bientôt à Québec, au Québec.
La course a lieu un peu plus tard cette année. « Nous transmettons toujours la course en direct et, en février cette année, tous nos camions de télévision seront dans l’Ouest, affirme Scott Jewett, porte-parole de l’événement. Alors nous avons reporté la course au mois de mars, durant la relâche scolaire. »
Il faut voir le Red Bull Crashed Ice en personne pour y croire. (L’an dernier, 95 000 personnes y ont assisté.) Ne soyez pas surpris de voir ce sport en démonstration officielle aux Jeux olympiques dans dix ans, lorsque la génération adepte de « Boardercross » tiendra les rênes.
Pour bien décrire l’événement, il faut dépeindre son histoire : une surprenante tempête hivernale de pluie verglaçante dans une petite ville d’Autriche transforme les rues étroites, inclinées et pittoresques en patinoire. Le mot « danger » viendrait à l’esprit de la majorité. Mais deux esprits entrepreneurs ont plutôt pensé à créer un nouveau sport : et si des concurrents escaladaient la plus haute colline et la dévalaient chaussés de patin? Le premier arrivé au pied de la pente gagne.
Le 20 mars 2010, à la tombée du jour, vous pourrez être témoin du résultat : une piste en pente d’un dénivelé de 61 m et d’une longueur de 550 m. Dans la noirceur, elle ressemble à une vague de glace éclairée par des phares – qui prend naissance devant l’hôtel Fairmont Le Château Frontenac et déferle dans le cœur de la vieille ville fortifiée jusqu’à la Place de Paris historique, en face du fleuve Saint-Laurent. Provenant de dix pays, les patineurs esquivent les coups et volent à la sortie des sauts, et ce, à une vitesse atteignant 50 km/h, pour gagner le prix en argent.
Les spectateurs, qui viennent d’aussi loin que Toronto, en Ontario, et d’autres endroits équivalents au sud du 49e parallèle, sont souvent là, soyons honnêtes, pour voir les dégringolades. Mais l’attraction principale, c’est la ville elle-même avec ses monuments historiques éclairés par des lumières de scène et sa vie nocture attirante.
« C’est une grande fête dans la rue, affirme M. Jewett, et quand la course est finie, on compte toujours 10 000 personnes qui veulent qu’elle se poursuive. L’année dernière, DJ Mastercraft était sur la Grande Allée. »
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